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LGBTI-phobies Université Bordeaux Montaigne (B3)

Droit de réponse au mail des organisateur·trice·s des conferences montaigne au sujet de l’annulation de la conférence de sylviane agacinski

Le 7 octobre, nous, étudiant-e-s, syndicat et associations étudiantes, (GRRR, Riposte Trans, Mauvais Genre-s, Wake Up et Solidaires Etudiant·e·s Bordeaux) avions publié le communiqué « L’université Bordeaux Montaigne invite une homophobe notoire pour parler PMA/GPA* »dénonçant la venue de Sylviane Agacinski à l’UBM pour parler notamment PMA et GPA. Alors que nous avons interpellé à plusieurs reprises l’université Bordeaux Montaigne à ce sujet, nous sommes resté·e·s sans réponse.

Elle a en revanche permis aux organisateur·trice·s des conférences Montaigne d’utiliser ses listes de diffusion pour envoyer mardi à ses étudiant·e·s et personnels un mail les informant de l’annulation de cette conférence et condamnant notre position en occultant toutefois notre démarche et notre critique.

Face à la malhonnêteté de cette communication des organisateur·trice·s des conférences Montaigne, nous tenons à réaffirmer les raisons qui nous ont poussé à nous mobiliser. En effet, nul part n’est mentionné l’engagement de Sylviane Agacinski contre la PMA pour les couples de femmes, son homophobie et sa transphobie, que nous avions mis en évidence dans notre premier communiqué.

Non seulement notre démarche est invisibilisée, mais les organisateur·trice·s répondent par une injonction au débat. Elles et ils attendent donc de la part des personnes victimes d’homophobie et de transphobie qu’elles acceptent de considérer leurs droits comme sujet à débat. Les atteintes liberticides que sont l’homophobie et la transphobie ne sont pas des opinions et n’ont pas de place dans un « débat démocratique » : ainsi, refuser qu’une tribune soit offerte à une philosophe homophobe et transphobe ne peut constituer une « dérive liberticide », contrairement à ce qu’affirment les organisateur·trice·s de cette conférence. Nous rappelons d’ailleurs qu’il devait s’agir d’une conférence, et non d’un débat.

Parler de « censure » et “d’atteinte excessivement grave et violente à la confrontation des idées » relève d’une indécence sans nom dans un contexte social où l’homophobie et la transphobie TUENT. Réagir de la sorte revient à faire comme si la violence venait des militant·e·s, or la violence est du côté des LGBTIphobes et de celles et ceux qui se font leurs complices en renvoyant les LGBTIphobies à un simple débat d’opinion. Les LGBTIphobies sont des oppressions dont souffrent quotidiennement (discriminations, agressions verbales et physiques…) les personnes qui en sont victimes. De plus, l’homophobie n’est pas une discrimination qui date du passé et qui aurait tendance à s’atténuer : au contraire, les actes homophobes ont significativement augmenté ces dernières années (https://www.sos-homophobie.org/rapport-sur-l-homophobie-2019).

On sait également que la mobilisation de La Manif Pour Tous en 2013, donnant un confort aux paroles réactionnaires, avait engendré un déchaînement d’homophobie en France et avait eu des conséquences graves, notamment sur les jeunes LGBTI. Le retour de LMPT ce mois-ci, dans le contexte des débats parlementaires concernant l’ouverture de la PMA aux couples de femmes ou aux femmes seules (il y a déjà été décidé de refuser ce droit aux personnes transgenres), amène avec elle une nouvelle hausse de la lesbophobie et de l’homophobie en France. La conférence de Sylviane Agacinski comptait s’inscrire dans ces débats, puisque cette dernière avait choisi de parler de « l’être humain à l’époque de sa reproductibilité technique », thème comprenant bien le sujet de la PMA. De surcroît, ce n’est pas la PMA en général que condamne Sylviane Agacinski, mais bien celle qui serait permise hors du couple hétérocisnormé.

Dans un tel contexte politico-social, parler de « dérive liberticide » face à notre communiqué semble être un contre-sens, la parole étant largement distribuée dans les médias classiques aux personnes dont l’opinion se rapproche fortement de celle de Sylviane Agacinski et de LMPT.

L’université Bordeaux Montaigne, qui soutient être attachée à la lutte contre toutes les formes de discriminations, semble être davantage préoccupée par son attachement à la « confrontation des idées », malgré les répercussions que cela peut avoir sur les personnes qu’elle prétend défendre.

On soulignera que depuis jeudi matin, des médias, personnalités et organisations de droite et d’extrême droite (UNI, Nicolas Dupont-Aignan, Le Point, la Manif pour Tous etc.) récupère allègrement les éléments de langage des organisateur·trice·s sur les “atteinte à la liberté d’expression”, alors même que leurs discours occupe largement l’espace public.

Nous appelons l’université Bordeaux Montaigne à faire davantage attention aux profils des personnes qui soutiennent l’organisation de ce genre de conférence, et donc à prendre ses responsabilités vis à vis de ses étudiant·e·s, qu’elle met en danger.

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L’université Bordeaux Montaigne invite une homophobe notoire pour parler PMA/GPA

Alors que cette année l’Université Bordeaux Montaigne se targue de prendre en compte
les prénoms d’usage des étudiant-e-s transgenres afin « d’éviter une exposition à de possibles attitudes ou pratiques discriminatoires », elle invite dans le cadre de ses conférences la “philosophe” Sylviane Agacinski pour parler de « L’être humain à l’époque de sa reproductibilité technique » le jeudi 24 octobre 2019 à 18h sur le campus de Pessac.

A l’heure où les couples de femmes et les femmes célibataires continuent de se battre pour obtenir le droit à la PMA (le projet de loi sur la bioéthique prévoyant l’ouverture de la PMA à toutes les femmes – en couples avec une femme ou seules – est arrivé à l’Assemblée nationale le 24 septembre), l’UBM a fait le choix d’inviter une « philosophe » aux positions réactionnaires, transphobes et homophobes (elle ne s’en cache pas : « Ça ne me gêne pas [de passer pour conservatrice ou réactionnaire] »). En effet, en plein débat sur le PACS en 1998, celle-ci déclarait que « l’humanité est naturellement “hétérosexuelle” ». (Politique des sexes)

Dans un entretien donné au Figaro, en 2014 elle allait jusqu’à comparer la situation des
personnes LGBTI+, à celle des mineurs ne pouvant jouir du droit de vote en raison de leur âge, affirmant que « le principe général d’égalité ne s’applique pas strictement à certains droits, lorsque des différences naturelles ou sociales justifient des distinctions ». Le genre et l’orientation sexuelle des personnes seraient donc des justifications valables pour leur dénier l’exercice de certains droits dont jouissent les autres citoyens, rejetant par là même la notion d’égalité.

Masquant à peine son homophobie, elle affirmait cet été dans Le Point que “ni le célibat
ni l’homosexualité ne troublent les fonctions reproductives des individus et un couple de deux femmes (ou de deux hommes) ne sont pas, a priori, concernés par l’infertilité”. On ne l’entend bizarrement pas parler de cette infertilité “sociale” lorsqu’il s’agit de couples hétérosexuels cisgenres, sans parler de l’oubli – ou de l’ignorance totale – des autres genres. Pourtant, dans la plupart des couples hétérosexuels cisgenres ayant recours à la PMA, seule une des personnes est infertile et pourrait de facto arriver à avoir des enfants avec quelqu’un d’autre que son ou sa partenaire.

Nous appelons donc l’UBM à prendre ses responsabilités : dans un contexte
d’homophobie et de transphobie décomplexées (médias, manifestations anti-PMA, agressions, refus de la PMA aux personnes transgenres,…), il est dangereux et inconscient que l’Université offre une tribune à une personne aux discours dignes de la Manif Pour Tous. Nous appelons les étudiant-e-s à se mobiliser contre la venue de cette conférencière au sein de leur lieu d’étude et mettrons tout en oeuvre afin que cette conférence n’ait pas lieu.

Nous co-signons ce communiqué avec le GRRR, Riposte trans, Mauvais Genre-s et WakeUp !

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L’UNIVERSITÉ BORDEAUX MONTAIGNE EMPÊCHE LES ÉTUDIANT-E-S TRANS D’ÉTUDIER

Nous, Solidaires Étudiant-e-s Bordeaux, dénonçons la transphobie de l’Université Bordeaux Montaigne. En effet, cela fait plus de deux ans que l’UBM refuse de mettre en place une procédure qui permettrait aux étudiant-e-s trans d’utiliser leur vrai prénom. Depuis la rentrée, des étudiant-e-s cherchent à changer leur prénom afin de faire figurer leur prénom d’usage au moins sur les listes d’appel. Nous avons eu de nombreux retours d’étudiant-e-s n’ayant pas réussi à faire figurer leur vrai prénom sur les listes d’appels ou la carte étudiante. Nous avons également dans le syndicat le cas d’un étudiant qui n’a pas pu faire changer son prénom malgré un mail, de nombreuses visites à la scolarité, et une visite à l’infirmerie prétendument chargée de la « procédure », et la promesse à chaque fois d’une réponse rapide. La procédure, qui nous a pourtant été présentée comme compliquée voire impossible, a pourtant déjà été mise en place à Rennes 2, à l’université Toulouse Jean Jaurès, à Nanterre, à l’IEP Paris, à Paris 1, et à l’université de Tours.
Nous tenons à insister sur la dangerosité de cette attitude. En effet, selon une étude américaine, un-e étudiant-e trans sur six est contraint-e d’arrêter ses études à cause de la transphobie. Utiliser un prénom qui n’est pas en accord avec le genre de la personne provoque également un fort mal être, et peut conduire à des agressions verbales ou physique de la part d’autres personnes.
Nous considérons en cela l’attitude de l’Université Bordeaux Montaigne transphobe et dangereuse. Face à ces comportements, nous exigeons :
– Le respect du prénom d’usage pour le bien-être et la sécurité des concerné-e-s.
– Une procédure de changement simple et RÉELLE, et le changement de prénom à l’Université de toutes les personnes trans l’ayant demandé, sans justificatif autre que la simple volonté de l’étudiant-e souhaitant changer son prénom.
– La mise en place d’une cellule de veille contre la transphobie ou le renforcement de celle existante.
– Une formation aux enjeux trans pour le personnel de l’Université que nous sommes prêt-e-s à dispenser.

Dans l’attente de la satisfaction de nos revendications,
Syndicalement
Solidaires Etudiant-e-s Bordeaux

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Campus Victoire Réformes universitaires Sélection Université Bordeaux Montaigne (B3) Université de Bordeaux

Le Plan Etudiant à l’Université : Réunion d’information publique le 23 novembre à la Victoire!

Cet article provient du tract/article à destination des lycéens proposé par l’association OSB IV de Bordeaux sur le Plan etudiant également appelé Plan Vidal.

Plan étudiant ou guet-apens ?

Ça y est, APB, c’est fini. Ça y est, APB va être remplacé. Mais remplacé par quoi ? Par la mise en en place de la SÉLECTION A L’ENTRÉE DE L’UNIVERSITÉ ! Petite démonstration à l’aide d’extraits du projet de loi à venir…

Depuis plus de 50 ans, les gouvernements successifs veulent instaurer cette sélection, et ont toujours échoué face aux contestations massives. Alors pourquoi réessayer aujourd’hui ? Macron profite de la faillite programmée d’APB et des 6000 étudiant.e.s laissé.e.s sur le carreau pour justifier une mesure qui n’aurait jamais été acceptée en d’autres temps.

1/ La sélection est évitable ! Ou leçon n°1 : « Qui veut noyer son chien, l’accuse de la rage »

Du fait de la croissance démographique, le nombre d’étudiant.e.s augmente chaque année (+120 000 depuis 2012). Comme tout le monde le sait, les facs sont surchargées, de plus en plus de filières sont dites « en tension ».
Cette évolution démographique ne tombe pas du ciel, ce n’est pas une surprise : elle était prévisible et attendue. Pour y faire face, l’Etat aurait pu et aurait dû investir dans l’enseignement supérieur en ouvrant davantage de postes d’enseignant.e.s, en recrutant davantage de personnels techniques et administratifs et en investissant dans les structures d’accueil des étudiant·e·s. Cette solution n’a pas été retenue par nos politiciens. Ils ont préféré laisser la situation pourrir pour pouvoir présenter la sélection comme la solution miracle aux maux dont souffrirait l’Université. Une vieille stratégie qui a déjà fait ses preuves maintes fois : « Qui veut noyer son chien, l’accuse de la rage ! »
Le gouvernement supprime l’Impôt sur la Fortune (3,2 milliards en moins dans le budget de l’Etat) et laisse faire la fraude fiscale qui coûte chaque année plus de 80 milliards à l’Etat (soit trois fois le budget de l’enseignement supérieur et de la recherche !), plutôt que de mettre les moyens dans l’Université.

2/La sélection sera masquée derrière les « attendus » ! Ou leçon n°2 : « avancer masqué »

« Si pour des raisons de capacités d’accueil, l’université ne peut admettre tous les candidats, la priorité sera donnée à ceux dont le parcours, la motivation et le projet sont les plus cohérents avec la formation choisie. » Pour ceux qui en doutaient encore, cela s’appelle de la sélection pure et simple.

Afin de vous sélectionner, l’université aura recours à des « attendus » :

« Les attendus sont les connaissances et les aptitudes qui sont nécessaires à un lycéen lorsqu’il entre dans l’enseignement supérieur. Ils prennent en compte à la fois les bulletins trimestriels de la première et de la terminale (1er et 2nd trimestres) et les résultats aux épreuves anticipées du baccalauréat, mais ils reposent aussi largement sur la motivation : certaines formations pourront par exemple demander une lettre de motivation, la présentation d’un projet personnel ou associatif, la mise en valeur d’un projet professionnel ou encore de suivre certains MOOC (Cours en ligne). »

Autrement dit : « Bravo pour pour ton bac que tu as eu ou que tu auras peut-être, mais on ne lui reconnaît aucune valeur ! » On préfère se fier à ton prof de maths (qui ne t’apprécie pas trop et qui t’as saqué sur ton bulletin). En plus, la petite baisse de ta moyenne d’histoire au premier trimestre (peu importe les motifs) nous inquiète. Ou peut-être encore que tu viens de ce lycée qui a une mauvaise réputation. Inutile de dire que si tu as fait S, ça va être compliqué de changer d’avis et de faire une faire une fac de droit, de même si tu as fait un bac techno ou un bac pro. Cette sélection par les notes est d’autant plus absurde que tous les profs sont loin de noter de la même façon, tout le monde sait bien que les notes varient beaucoup selon les correcteurs.

Tu n’as pas le droit de revenir sur tes choix !

Outre tes résultats et ta filière c’est ta « motivation » que l’on va regarder. En réalité c’est un véritable CV que l’on te demande de constituer. Dans ce contexte, avoir des darons friqués et/ou avec du réseau donnera un sacré avantage pour garnir son CV d’expériences enrichissantes : voyages à l’étranger, stages en entreprise, etc.

Derrière la sélection à l’université se cache une véritable sélection sociale !

3/ La sélection, on connaît déjà ! Ou leçon n°3 : « c’est pas aux vieux singes qu’on apprend à faire des grimaces »

Ce merveilleux processus a déjà fait ses preuves lorsque que la sélection à l’entrée du Master 1 a été mise en place l’an passé. Là aussi, la contrepartie était un soi-disant droit à la poursuite d’études. Pour quel résultat ? Des milliers d’étudiant.e.s ont été jeté.e.s hors de leur fac où ils avaient commencé leurs études. Certain.e.s ont dû s’exiler et trouver un master dans une autre fac. Pour d’autres, direction le marché de l’emploi : chômage, RSA et boulots de merde !

4/ La sélection renforce les inégalités ! Ou leçon n°4 : « sélection partout, justice sociale nulle part »

L’objectif est clair : réserver la fac aux élites, exclure les classes moyennes et populaires des facs, fermer les yeux sur les problèmes flagrants d’inégalités et de déterminisme social, et surtout, surtout, ancrer une bonne fois pour toute la hiérarchisation, la sélection et la compétition dans l’enseignement supérieur. Le droit de poursuivre ses études se transforme ainsi en confrontation sociale explicite.

5/La sélection permettra un plus grand contrôle social ! Ou leçon n°5 : « la carotte et le bâton »

Désormais, les profs de terminale et les proviseurs pèseront de tout leur poids sur les vœux des élèves d’intégrer telle ou telle filière à la fac, voire même sur la possibilité d’intégrer la fac tout court. Tu te tiens à carreau, parce que sinon tu sais que t’auras pas ta recommandation pour l’université. On te laisse imaginer ce qu’il se passera quand on te chopera en train d’organiser un blocus sur ton lycée pour défendre tes droits ! Le contrôle social se renforce: les quelques coins de tranquillité, en termes de thunes et de temps, qu’il restait dans le système scolaire français, où on pouvait encore se planquer bien au chaud pour réfléchir, foutre le bordel, s’organiser et s’aimer, sont éradiqués.

Il faut museler les espaces où la contestation peut naître, là où la répression financière et sociale a encore du mal à s’abattre contre ceux qui sortent du rang.

La logique aride du contrôle permanent progresse, étend son emprise, sur les chômeurs comme sur les lycéens.

6/ La sélection, on vous en donne les grandes lignes. Ou leçon n°6 : « laisser mijoter »

Janvier 2018 : Pour l’instant tout va presque bien !

« Ouverture de la plateforme d’affectation pour l’inscription des futurs étudiants et la saisie de leurs vœux ». (10 vœux max, non hiérarchisés)

Mars : Le flicage commence !

« Clôture des vœux sur la plateforme d’affectation
Le conseil de classe du deuxième trimestre examine les vœux des lycéens
Le chef d’établissement émet un avis pour chaque vœu et transmet les « fiches Avenir » aux différents établissements d’enseignement supérieur qui offrent les formations demandées »

Mai-Septembre : « Phase de réception et d’acception des propositions. » La sélection bat son plein ! Vous allez être trié.e.s sur la base des « attendus » de chaque fac.

Trois types de réponse peuvent vous être donnés :

– « OUI » : Bravo à toi, tu es passé.e entre les mailles du filet. Mais qu’en est-il de tes potes ?
– « OUI SI » : Les facs « auront désormais la possibilité de conditionner l’inscription à l’acceptation d’un parcours pédagogique spécifique dans le cas où elles estiment que le bachelier n’a pas les attendus requis » Bon, on veut bien de toi, mais comme on considère que tu es à moitié con.ne et mauvais.e, tu vas en chier. Tu vas devoir te taper une année supplémentaire à galérer, à payer tes études pour un diplôme qui n’aura pas plus de valeur.
– « EN ATTENTE » Autant te dire que tu vas rester « en attente » pour un bon moment (le même genre d’attente que quand tu cherches à joindre ton « conseiller client free »), car il n’y aura pas de place pour accueillir tout le monde. Et ça, tes profs, ton proviseur, l’administration, la fac, le recteur, le gouvernement, le savent, mais font juste semblant de ne pas être au courant.

Juillet-Septembre : Sauve-qui-peut !

« Des commissions rectorales d’accès au supérieur se réunissent chaque semaine pour proposer des affectations aux candidats qui n’ont obtenu aucun de leurs vœux. » Après avoir été recalé.e de tous tes vœux, te voilà au mois de juillet comme une merde à attendre qu’une commission décide de ton avenir à ta place et t’envoie dans une fac qui voudra bien t’accueillir… Vous les sentez venir les formations poubelles ? Donc oui, ce ne sera certainement ni dans la ville, ni dans le domaine où tu voulais étudier, car à moins d’avoir une baguette magique, le recteur ne fera apparaître aucune place supplémentaire.

Septembre : On compte les morts !

« Fin de l’affectation, inscription pédagogique de tous les étudiants » SAUF de ceux qui seront abandonnés au bord du chemin !
Mais admettons, ô miracle, que tu sois finalement affecté.e en septembre, quelques jours avant la rentrée universitaire, tu devras alors trouver un logement… mais pas de bol, des logements il n’y en aura plus, dès juillet il n’y en a plus. Eh oui : premier arrivé, premier servi.

ALORS QUE FAIRE ?

7/ La prochaine leçon : « qui sème le vent, récolte la tempête »

S’informer, s’organiser,  se mobiliser contre cette réforme!
Réunion publique contre le plan étudiant le 23 novembre à 18h30 place de la Victoire!!