Catégories
Armée SciencesPo

En finir avec l’industrie de l’armement à l’IEP (pétition)

Du nouveau à Sciences Po Bordeaux!   On vous a déjà parlé de Dassault, Thalès et Safran à l’IEP…. cette année on revient à la charge! Pendant la semaine du 20 au 24 novembre 2017, Solidaires étudiant-e-s, en partenariat avec la France Insoumise Sciences Po Bordeaux, fait circuler une pétition pour faire fermer la chaire Défense et Aérospatial. Cette pétition sera déposée au conseil d’administration le 24 novembre. Même si l’administration nous rie au nez, on ne peut nier que de nombreux étudiant-e-s ainsi que certains profs ont soutenu-e-s notre démarche, que nous essayerons de défendre le mieux que possible au CA.  

Le texte de la pétition :   « Depuis la rentrée universitaire 2014, les groupes industriels de l’armement Dassault Aviation, Safran et Thales contribuent au financement de l’Institut d’Etudes Politiques de Bordeaux. Ces trois groupes forment la « Team Rafale » qui organise la chaire Défense & Aerospatial. Ce partenariat a été renouvelé fin septembre 2017, mais l’enquête des Paradise Papers a récemment révélé la complicité du groupe Dassault Aviation dans un montage financier de fraude fiscale à la TVA sur l’île de Man. Nous pensons que cela est déjà une raison suffisante pour remettre en cause ce renouvellement. Par ailleurs, nous pensons que l’IEP, l’Enseignement supérieur et la recherche devraient être totalement indépendants de l’industrie de l’armement et de l’influence des grosses entreprises privées. Nous demandons l’introduction d’une clause civile qui acte un engagement de séparation entre la recherche civile et la recherche militaire, sur le modèle allemand des Zivilklausel (universités de Brême, Berlin, Oldenburg, Dortmund et Tübingen). La France est le troisième pays exportateur d’armement, avec 5,2 milliards d’euros de livraisons en 2017. Et lorsque l’on apprend que l’avion de chasse Rafale (Dassault, Safran et Thales participent à sa fabrication) a été vendu entre autres au régime du dictateur égyptien Abdel Fatah Al-Sissi et à l’émirat du Qatar, on comprend que l’indépendance vis-à-vis des grandes entreprises capitalistes et des dictatures militaires et théocratiques est gravement remise en cause. Nous ne souhaitons pas que notre IEP soit lié à ce commerce et à une entreprise qui fuit ses responsabilités fiscales. »