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Loi contre les séparatismes Loi sécurité globale Manifestation

Manifestation pour la démocratie et les libertés : 16 Janvier à 14h

Retrouvez nous en manifestation pour la démocratie et les libertés :

  • Samedi 16 janvier 2021
  • 14h30 – Bordeaux – Place des Quinconces côté quais

Evènement sur facebook : https://www.facebook.com/events/3949858691726148

Texte de l’appel :

Pour la démocratie et les libertés !

Nous appelons à une nouvelle Marche pour la démocratie et les libertés, samedi 16 janvier, à Bordeaux.

Cette manifestation vise à demander le retrait des articles 21, 22 et 24 de la proposition de loi dite « Sécurité globale », le retrait du Schéma national du maintien de l’ordre (SNMO) et de toute autre disposition élargissant la surveillance de masse ou faisant reculer le droit à l’information.

Dans le cadre de la mobilisation nationale initiée par la coordination Stop Loi Sécurité Globale, les organisations de défense des droits et des libertés signataires (associations de défense des droits et de l’environnement, syndicats de journalistes et de salariés, mouvements de lutte contre les violences policières…) continueront d’informer sur les conséquences délétères de ces textes.

Malgré une mobilisation de très grande ampleur le 28 novembre, déployée dans un contexte d’état d’urgence sanitaire et de confinement, le gouvernement et les parlementaires se sont contentés d’effets d’annonce s’agissant de la réécriture de l’article 24 de la proposition de loi « Sécurité globale ».

Texte que le Sénat semble vouloir fusionner avec l’article 18 du projet de loi « confortant le respect des principes de la République », précédemment nommée loi « contre le séparatisme ».

Ni la commission Delarue sur les rapports entre journalistes et forces de l’ordre ni le « Beauvau de la sécurité » ne sauront nous détourner de notre objectif.

Par ailleurs, notre opposition aux dispositifs de surveillance généralisée instaurés par les drones et les caméras piétons, ou à la sélection des journalistes instaurée par le nouveau
SNMO n’a pas été entendue.

Des décrets parus le 4 décembre dernier étendent les possibilités de fichage aux groupements et notamment aux opinions politiques ou syndicales, aux comportements et habitudes de vie…

Les pressions politiques de policiers se présentant en uniforme et en plein couvre-feu devant les domiciles d’élu·e·s ou devant des tribunaux confirment nos craintes quant à l’instauration d’un véritable État de police par la combinaison du SNMO, de la proposition de loi « Sécurité globale » et du projet de loi « confortant le respect des principes de la République ».

Tant que ces textes liberticides ne seront pas abandonnés, nous défendrons sans relâche nos libertés et la démocratie.

POUR LA DÉMOCRATIE ET LES LIBERTÉS : RETRAIT DES TEXTES LIBERTICIDES !

Cette manifestation est appelée par :

  • Ligue des droits de l’Homme – Section de Bordeaux et Fédération de Gironde
  • Fédération de Gironde de la Libre Pensée
  • FSU33
  • UD CGT 33
  • UD FO 33
  • Réseau Education Sans Frontières
  • Greenpeace Groupe local Bordeaux
  • Bienvenue
  • Union révolte bordeaux
  • AREVE
  • UJFP
  • Palestine 33
  • Darwin Climax Coalitions
  • SOS Racisme
  • Il est encore temps – Bordeaux
  • Extinction Rebellion Bordeaux
  • ANV Cop 21 Gironde
  • Oxfam Groupe local Bordeaux
  • Macadam Press
  • Club de la Presse de Bordeaux-Nouvelle-Aquitaine
  • AC! Gironde
  • ASTI
  • Tchernoblaye
  • ARTS
  • Union Solidaires 33
  • La clé des Ondes
  • planning familial 33
  • CBDF33
  • Batucada féministe33
  • Amnesty Bordeaux sud
  • Médecin du Monde Aquitaine
  • Collectif Egalités des Droits
  • MRAP 33
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Covid-19 CROUS

Communication anxiogène du CROUS : le cas de Bordeaux

Les résident·e·s de la résidence universitaire Budos (Bordeaux centre) ont reçu à 10h52 ce jour un mail dont la tournure ambiguë laissait entendre que pour être exonéré·e·s du loyer de la deuxième quinzaine du mois de mai, iels devraient quitter définitivement leur logement avant le 14mai, soit au plus tard demain : « Si vous revenez en résidence pour déménager vos effets personnels et en partir définitivement avant le 14 mai, vous serez bien évidemment exonéré du paiement du loyer de la dite quinzaine. Dans ce cas, je vous rappelle que vous devrez satisfaire aux procédures de départ habituelles (remise de clé, états des lieux).« 

Ce mail semblant aller à l’encontre des directives nationales (qui elles indiquent le 30 mai comme date limite de retour), nous avons joint cet après-midi par téléphone la résidence universitaire Budos (Bordeaux centre) qui nous a confirmé appliquer ces directives nationales. Par ce mail ambigu, l’intention du CROUS était uniquement de stresser inutilement les étudiant·e·s afin de les inciter à libérer plus tôt leur logement.

Voici donc un rappel des consignes nationales qui s’appliquent bien à TOUS les CROUS, en dépit de leurs révoltantes méthodes de communication : »Si vous décidez de revenir dans votre logement, votre loyer sera dû à compter de la date de retour effective. Vous êtes donc dispensé·e du paiement de votre loyer jusqu’à la date de votre retour. Si vous êtes éligible aux aides au logement, vous pourrez en bénéficier dès votre retour, même en mois incomplet. La date limite de retour est fixée au 30 mai.«  (source : https://www.etudiant.gouv.fr/pid33626-cid150278/covid-19-%7C-faq-crous-etudes-concours-services.html).

La date du 30 mai est la date à partir de laquelle tous les loyers reprendront pour les étudiant·e·s qui n’auront pas rendu leur logement définitivement. Cette consigne est nationale. En résumé, si vous êtes logé·e·s en cité U et que vous avez quitté votre logement pendant le confinement :  ➡️ Pour les étudiant·e·s parti·e·s temporairement qui souhaitent conserver leur logement, si le retour a lieu avant le 30 mai, le loyer reprendra à la date du retour, si le retour a lieu après, le loyer reprendra le 30. ➡️ Pour les étudiant·e·s parti·e·s temporairement qui ne souhaitent pas conserver leur logement, il faut informer par mail la résidence puis libérer, nettoyer et rendre le logement. S’il n’est pas possible de revenir sur place, il est possible de donner procuration à un·e proche pour venir débarrasser les affaires et faire l’état des lieux. Selon votre résidence, vous pouvez aussi demander au CROUS de débarrasser vos affaires lui-même et de les conserver dans un local.

Contrairement à ce que semble indiquer le mail que vous avez reçu, si vous décidez de partir, vous ne devrez pas vous acquitter du loyer avant le 30 mai, tant que vous signifiez votre décision (de revenir ou de partir définitivement) au CROUS dont vous dépendez avant le 17 mai.Les étudiant·e·s ayant reçu ce mail n’ont dont pas à en tenir compte.

🔴 Nous demandons à l’ensemble des résidences dépendant du CROUS Bordeaux-Aquitaine d’être clair-e-s dans leur communication vis-à-vis des étudiant-e-s et de ne pas tenter d’abuser de leur manque d’informations concernant leurs propres droits. En effet, si le nombre de logements CROUS est insuffisant par rapport aux nombres d’étudiant·e·s en ayant besoin, ce n’est pas aux étudiant·e·s de « se secouer » pour libérer plus rapidement leur logement et ainsi palier les manquements de l’État.
Si vous rencontrez un problème avec le CROUS ou avec l’université (continuité pédagogique, examens, etc.), n’hésitez pas à nous contacter.

Bien solidairement, Solidaires Etudiant-e-s Bordeaux, syndicat de luttes

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Confinement Covid-19 Général Santé

Infos et liens utiles relatifs à la situation de confinement pour les étudiant-e-s des établissements bordelais d’enseignement supérieur

Les informations recensées ici viennent en grande partie des FAQ (foires aux questions) mises en ligne par les universités de Bordeaux et dont vous trouverez les liens en bas de page. Nous vous conseillons de lire celle correspondant à votre université. Les informations sont mises à jour régulièrement.

Aide alimentaire :

Solutions institutionnelles

La ville de Bordeaux en partenariat avec la Banque Alimentaire, la Chambre d’agriculture et le CROUS, propose des paniers d’aliments aux étudiant-e-s en situation de précarité.
Pour en bénéficier, les étudiant-e-s doivent s’inscrire auprès du CROUS (05 56 33 96 15 ou
service.social@crous-bordeaux.fr) et feront l’objet d’une évaluation sociale. Les paniers seront conditionnés par la Banque Alimentaire, acheminés en vélo cargo par les Coursiers bordelais et la mairie, puis distribués aux étudiant-e-s.
Sites de livraison : Bordeaux centre, Campus de Carreire, Campus de Talence, devant le Bordeaux Étudiants Club et devant l’Espace Santé Étudiants. Les distributions sont effectuées chaque jeudi.

Vous pouvez aussi vous renseigner sur les mesures prises éventuellement par votre mairie, auxquelles vous pouvez être éligibles (voir également sites web municipaux pouvant relayer les initiatives associatives).

Solutions associatives

Aides financières :

  • Si vous êtes inscrit-e à l’Université de Bordeaux
    Pour bénéficier de l’aide sociale sur le FSDIE (aide ponctuelle de 200€ pour l’achat d’alimentation et de produits d’hygiène pour les plus précaires touché-e-s par cette crise et aide exceptionnelle de 300 € pour l’achat d’un ordinateur pour les étudiant-e-s qui en sont dépourvu-e-s et ne peuvent suivre leurs enseignements), remplir le formulaire en ligne (« plateforme ») accessible ici : u-bordeaux.fr/Campus/Social/Aides-accordees-par-l-universite   
    Pour toute question, contacter par courriel le Bureau de la Vie Étudiante : bve.social@u-bordeaux.fr ou par téléphone :  
  • Si vous êtes inscrit-e à l’université Bordeaux Montaigne
    L’UBM dispose d’un fonds social d’aide d’urgence à destination de ses étudiant-e-s en situation de précarité. Vous pouvez contacter directement les assistantes sociales du CROUS.  
  • CROUS
    Pour savoir de quelles aides vous pouvez bénéficier, contactez le numéro (non surtaxé) CROUS : 0806 000 278 consacré aux aides d’urgence.
    Prendre rendez-vous en ligne avec une assistante sociale du CROUS de Bordeaux Aquitaine :
    crous-bordeaux.fr/actualite/mesures-prises-coronavirus
    Pendant le confinement, le CROUS de Bordeaux ne traite les demandes que par mail.
  • En cas de besoin, n’hésitez pas non plus à contacter le CCAS (Centre communal d’action sociale) de votre commune.

Santé

L’Espace Santé Etudiant (ESE) n’accueille plus de public mais maintient une permanence téléphonique infirmière, des téléconsultations médicales et de soutien et d’écoute psychologique.
Appelez-les au 05 33 51 42 00 ou au 05 33 51 42 05 du lundi au vendredi de 9h à 12h30 et de 13h30 à 17h ou contactez-les par mail : ese@u-bordeaux.fr
En cas de difficulté respiratoire appelez DIRECTEMENT le 15 ou le 112.

  • L’Espace Santé Etudiant de Bordeaux propose avec l’université de Bordeaux et le CROUS un dispositif d’assistance médicale et de livraison de produits alimentaires et d’hygiène à domicile, pour tous-tes les étudiant-e-s malades et isolé-e-s de l’université de Bordeaux, de l’université Bordeaux Montaigne, de Sciences Po Bordeaux, de l’INP et de Bordeaux Sciences Agro.
    En cas de confirmation de signes liés au coronavirus avec ses équipes médicales, vous pourrez bénéficier de cette assistance médicale et de livraisons de première nécessité à domicile, pendant la durée de votre confinement strict, en contactant l’Espace santé étudiants. Si vous passez la période de confinement en résidence CROUS ou êtes isolé-e dans votre appartement à Bordeaux ou aux alentours, que vous toussez et/ou avez de la fièvre ou que vous souffrez d’une maladie chronique, appelez l’Espace Santé Etudiant au 05 33 51 42 05 du lundi au vendredi de 9h à 12h30 et de 13h30 à 17h.
  • Interruption Volontaire de Grossesse et sexualités : contactez le Planning familial 33, en mesure de donner toutes les informations concernant les services médicaux vers lesquels vous pouvez vous diriger.
    Permanence téléphonique de 9h à 17h du lundi au vendredi au 05 56 44 00 04 ou pour le Sud Gironde au 06 52 79 64 74.
    Par mail : planningfamilial33@gmail.com
    Sur Facebook : facebook.com/planningfamilial.gironde
    Sur Instagram : @Planningfamilial33 : instagram.com/planningfamilial33
    Et sur le tchat de Ton Plan à ToiLe Centre Accueil Consultation Information Sexualité (CACIS) Bordeaux est joignable par mail (association.cacis@alicepro.fr) ou par téléphone au 05 56 39 11 69.En cas d’urgence concernant les sexualités, la contraception, ou l’IVG, vous pouvez également joindre de 9h à 20h du lundi au samedi le numéro vert : 0800 08 11 11.
  • Le centre hospitalier Charles Perrens a mis en place une plateforme téléphonique d’accompagnement psychologique afin de répondre aux difficultés générées par le confinement (solitude, stress, angoisse, tensions…).
    Cette plateforme est accessible gratuitement au 0 800 71 08 90 du lundi au vendredi de 10h à 18h.Pour toutes informations complémentaires, l’infirmière de l’université Bordeaux Montaigne est joignable à l’adresse suivante : anne.strazielle@u-bordeaux-montaigne.fr
  • La fédération d’associations étudiantes Aliénor met en place un numéro dédié au maintien du lien social pendant la crise sanitaire du COVID-19. Si vous vous sentez isolé-e et avez envie d’avoir une conversation amicale, vous pouvez appeler le 05 40 00 34 10 du lundi au dimanche de 10h à 12h30 et de 14h30 à 17h30.
  • Le Centre de dépistage des infections sexuellement transmissibles (CeGIDD) de la Maison Départementale de la Santé de Bordeaux reste ouvert, sur rendez-vous, les lundi, mercredi et vendredi, de 10h à 15h, exclusivement pour les personnes présentant des symptômes d’IST, des retours de résultat, des contraceptions d’urgence, des victimes de violence et des prises de risques avérés. Une permanence téléphonique est mise en place au 05 57 22 46 66 de 9h à 17h, du lundi au vendredi et ils invitent vivement à les contacter avant tout déplacement.

Violences patriarcales

  • Le numéro d’urgence 3919 (Violences Femmes Info) est ouvert du lundi au vendredi de 9h à 22h et les samedis, dimanches et jours fériés de 9h à 18h. Il peut alerter les services compétents et orienter vers des structures spécifiques.
  • Les victimes de violences conjugales, et plus largement intrafamiliales, peuvent alerter police, gendarmerie, SAMU et pompiers par SMS, en envoyant un message au 114 (24h/24). Le 114 est à l’origine un numéro d’urgence pour les personnes sourdes et malentendantes, élargi depuis peu à toutes les victimes de violences qui ne peuvent pas sortir de chez elles, ni faire de bruit.
  • Les pharmacies sont normalement en mesure de recevoir des signalements. Parlez-en à votre pharmacien-ne pour le ou la tenir au courant si ce n’est pas le cas : des femmes peuvent venir demander un « masque 19 », ce qui équivaut à un signalement auprès de la police. Afin de prendre en charge au plus vite les victimes, police et gendarmerie ont reçu consigne d’intervenir en urgence pour les appels provenant des pharmacies.
  • Il est possible de demander une ordonnance de protection. Signée par un-e juge aux affaires familiales, elle permet notamment d’éloigner le conjoint en lui imposant de se confiner ailleurs. Cette ordonnance peut être obtenue sans avoir déposé plainte. Elle peut être demandée via une association d’aide aux victimes de violences ou sur internet : service-public.fr/particuliers/vosdroits/F12544
  • Une liste d’associations locales est disponible sur le site du gouvernement :
    stop-violences-femmes.gouv.fr/-Les-associations-pres-de-chez-vous.html
  • Vous pouvez également contacter le Planning familial 33 (voir contacts ci-dessus) pour des questions de violences.
  • Le Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles (CIDFF) Gironde assure des permanences téléphoniques d’information juridique du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 17h au 05 56 44 30 30.

Pour les travailleur-euse-s :

L’Union Syndicale Solidaires a mis en place un numéro vert d’appui syndical ouvert 7j/7 de 9h à 19h : 0 805 37 21 34

Accès à internet et matériel numérique

  • Emmaüs Connect, avec le soutien de SFR, se mobilise pour fournir des cartes SIM (appels, SMS et internet mobile) aux personnes en situation de vulnérabilité qui en auraient besoin.
    Pour faire une demande, remplissez le formulaire en ligne. Distribution en fonction des stocks et des capacités d’acheminement.
  • Si vous êtes inscrit-e à l’Université de Bordeaux :
    Si vous n’avez pas d’équipement informatique pour suivre vos enseignements à distance et que vous êtes dans une situation difficile, l’université de Bordeaux peut vous attribuer une aide exceptionnelle de 300€ pour l’achat d’un ordinateur. Voir ci-dessus la question relative aux aides sociales mises en place par l’université.
  • Si vous êtes inscrit-e à l’université Bordeaux Montaigne :
    Si vous n’avez pas la possibilité d’accéder à un ordinateur, si vous avez des problèmes de réseau internet,signalez-vous à l’assistance « SOS Scolarité » :  etu.u-bordeaux-montaigne.fr/fr/aide/sos-scolarite.html . Des personnels de l’université collecteront vos besoins pour que des solutions adaptées à votre situation soient mises en place. Bordeaux 3 promet de fournir 30 à 40 cartes SIM ainsi que de mettre à disposition une vingtaine d’ordinateurs dès la semaine du 13 avril 2020.

Les informations recensées ici viennent en grande partie des foires aux questions mises en ligne par les universités de Bordeaux. Nous vous conseillons de lire celle correspondant à votre université.
Pour l’université de Bordeaux : u-bordeaux.fr/Urgence/FAQ-etudiants
Si vous ne trouvez pas l’info que vous cherchez, appelez le numéro vert 0 805 04 10 12 (de 8h30 à 18h du lundi au vendredi – appel gratuit)
Point de situation : u-bordeaux.fr/Actualites/De-l-universite/Point-de-situation-MAJ-03-04-19h30

Pour l’université Bordeaux Montaigne :
u-bordeaux-montaigne.fr/fr/actualites/vie-institutionnelle/coronavirus-covid-19-1/informations-a-l-usage-des-etudiant-e-s-de-l-universite.html
Et plus particulièrement les pages : u-bordeaux-montaigne.fr/fr/actualites/vie-institutionnelle/coronavirus-covid-19-1/informations-a-l-usage-des-etudiant-e-s-de-l-universite/difficultes-sociales-et-isolement-numerique.html
et : u-bordeaux-montaigne.fr/fr/actualites/vie-institutionnelle/coronavirus-covid-19-1/informations-a-l-usage-des-etudiant-e-s-de-l-universite/vie-universitaire-sante.html
Pour les futur-e-s étudiant-e-s : u-bordeaux-montaigne.fr/fr/actualites/vie-institutionnelle/coronavirus-covid-19-1/informations-a-l-usage-des-futur-e-s-etudiant-e-s-de-l-universite.html#

FAQ nationale relative aux problématiques étudiantes pendant le confinement : etudiant.gouv.fr/cid150278/covid-19-|-faq-crous-etudes-concours-services.html

Retrouvez les communiqués de la fédération Solidaires étudiant-e-s :

N’hésitez surtout pas à nous contacter :
Courriel : solidaires.etudiant.bordeaux@gmail.com
Facebook : facebook.com/sudetudiant.bordeaux
Twitter : twitter.com/SolidairesEtu33

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CROUS

Appel à Rassemblement mardi 12/11/19 au CROUS de Bordeaux à 18H

Solidaires étudiant-e-s Lyon a tenté de s’immoler par le feu devant le
bâtiment du CROUS à Lyon.

En soutien, rassemblons nous contre la précarité Mardi 12 novembre devant le CROUS de Bordeaux, 18 rue du Hamel, Place du Séminaire à Bordeaux à 18h.

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Lien de l’événement facebook : https://www.facebook.com/events/434464394117423/

[COMMUNIQUE FÉDÉRAL]

Depuis le vendredi 8 novembre, un de nos camarades et ami est entre la vie et la mort, à l’hôpital. En grande précarité financière, privé de bourse, désespéré, il a tenté de se suicider par le feu devant le bâtiment du CROUS de Lyon. Nous n’avons pas suffisamment de mots pour crier notre douleur et notre tristesse.
Notre dégoût, aussi, à l’égard de ces institutions qui l’ont poussé à l’irréparable, comme il l’a expliqué dans un message poignant. Car ce sont bien ces institutions inhumaines, cette précarité, cette violence trop commune que l’État et l’Université exercent contre les étudiant-e-s dans l’indifférence générale qui ont guidé son geste, profondément politique, acte désespéré mais aussi et surtout geste de lutte contre un système fascisant et raciste qui broie. Elles sont à ce titre responsables et coupables.

Pour lui exprimer notre soutien, soyons nombreuxses à nous rassembler contre la précarité mardi 12 novembre à 18h00 devant le CROUS de Bordeaux (18 rue du Hamel) pour faire entendre sa voix et celles de toustes les étudiant-e-s précaires trop longtemps ignorées par les institutions. Car si la précarité tue, seule la solidarité permet d’y faire face et de lutter.

Pour reprendre son message, « Vive le socialisme, vive
l’autogestion, vive la sécu ».
Nous t’aimons.

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LGBTI-phobies Université Bordeaux Montaigne (B3)

Droit de réponse au mail des organisateur·trice·s des conferences montaigne au sujet de l’annulation de la conférence de sylviane agacinski

Le 7 octobre, nous, étudiant-e-s, syndicat et associations étudiantes, (GRRR, Riposte Trans, Mauvais Genre-s, Wake Up et Solidaires Etudiant·e·s Bordeaux) avions publié le communiqué « L’université Bordeaux Montaigne invite une homophobe notoire pour parler PMA/GPA* »dénonçant la venue de Sylviane Agacinski à l’UBM pour parler notamment PMA et GPA. Alors que nous avons interpellé à plusieurs reprises l’université Bordeaux Montaigne à ce sujet, nous sommes resté·e·s sans réponse.

Elle a en revanche permis aux organisateur·trice·s des conférences Montaigne d’utiliser ses listes de diffusion pour envoyer mardi à ses étudiant·e·s et personnels un mail les informant de l’annulation de cette conférence et condamnant notre position en occultant toutefois notre démarche et notre critique.

Face à la malhonnêteté de cette communication des organisateur·trice·s des conférences Montaigne, nous tenons à réaffirmer les raisons qui nous ont poussé à nous mobiliser. En effet, nul part n’est mentionné l’engagement de Sylviane Agacinski contre la PMA pour les couples de femmes, son homophobie et sa transphobie, que nous avions mis en évidence dans notre premier communiqué.

Non seulement notre démarche est invisibilisée, mais les organisateur·trice·s répondent par une injonction au débat. Elles et ils attendent donc de la part des personnes victimes d’homophobie et de transphobie qu’elles acceptent de considérer leurs droits comme sujet à débat. Les atteintes liberticides que sont l’homophobie et la transphobie ne sont pas des opinions et n’ont pas de place dans un « débat démocratique » : ainsi, refuser qu’une tribune soit offerte à une philosophe homophobe et transphobe ne peut constituer une « dérive liberticide », contrairement à ce qu’affirment les organisateur·trice·s de cette conférence. Nous rappelons d’ailleurs qu’il devait s’agir d’une conférence, et non d’un débat.

Parler de « censure » et “d’atteinte excessivement grave et violente à la confrontation des idées » relève d’une indécence sans nom dans un contexte social où l’homophobie et la transphobie TUENT. Réagir de la sorte revient à faire comme si la violence venait des militant·e·s, or la violence est du côté des LGBTIphobes et de celles et ceux qui se font leurs complices en renvoyant les LGBTIphobies à un simple débat d’opinion. Les LGBTIphobies sont des oppressions dont souffrent quotidiennement (discriminations, agressions verbales et physiques…) les personnes qui en sont victimes. De plus, l’homophobie n’est pas une discrimination qui date du passé et qui aurait tendance à s’atténuer : au contraire, les actes homophobes ont significativement augmenté ces dernières années (https://www.sos-homophobie.org/rapport-sur-l-homophobie-2019).

On sait également que la mobilisation de La Manif Pour Tous en 2013, donnant un confort aux paroles réactionnaires, avait engendré un déchaînement d’homophobie en France et avait eu des conséquences graves, notamment sur les jeunes LGBTI. Le retour de LMPT ce mois-ci, dans le contexte des débats parlementaires concernant l’ouverture de la PMA aux couples de femmes ou aux femmes seules (il y a déjà été décidé de refuser ce droit aux personnes transgenres), amène avec elle une nouvelle hausse de la lesbophobie et de l’homophobie en France. La conférence de Sylviane Agacinski comptait s’inscrire dans ces débats, puisque cette dernière avait choisi de parler de « l’être humain à l’époque de sa reproductibilité technique », thème comprenant bien le sujet de la PMA. De surcroît, ce n’est pas la PMA en général que condamne Sylviane Agacinski, mais bien celle qui serait permise hors du couple hétérocisnormé.

Dans un tel contexte politico-social, parler de « dérive liberticide » face à notre communiqué semble être un contre-sens, la parole étant largement distribuée dans les médias classiques aux personnes dont l’opinion se rapproche fortement de celle de Sylviane Agacinski et de LMPT.

L’université Bordeaux Montaigne, qui soutient être attachée à la lutte contre toutes les formes de discriminations, semble être davantage préoccupée par son attachement à la « confrontation des idées », malgré les répercussions que cela peut avoir sur les personnes qu’elle prétend défendre.

On soulignera que depuis jeudi matin, des médias, personnalités et organisations de droite et d’extrême droite (UNI, Nicolas Dupont-Aignan, Le Point, la Manif pour Tous etc.) récupère allègrement les éléments de langage des organisateur·trice·s sur les “atteinte à la liberté d’expression”, alors même que leurs discours occupe largement l’espace public.

Nous appelons l’université Bordeaux Montaigne à faire davantage attention aux profils des personnes qui soutiennent l’organisation de ce genre de conférence, et donc à prendre ses responsabilités vis à vis de ses étudiant·e·s, qu’elle met en danger.

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LGBTI-phobies Université Bordeaux Montaigne (B3)

L’université Bordeaux Montaigne invite une homophobe notoire pour parler PMA/GPA

Alors que cette année l’Université Bordeaux Montaigne se targue de prendre en compte
les prénoms d’usage des étudiant-e-s transgenres afin « d’éviter une exposition à de possibles attitudes ou pratiques discriminatoires », elle invite dans le cadre de ses conférences la “philosophe” Sylviane Agacinski pour parler de « L’être humain à l’époque de sa reproductibilité technique » le jeudi 24 octobre 2019 à 18h sur le campus de Pessac.

A l’heure où les couples de femmes et les femmes célibataires continuent de se battre pour obtenir le droit à la PMA (le projet de loi sur la bioéthique prévoyant l’ouverture de la PMA à toutes les femmes – en couples avec une femme ou seules – est arrivé à l’Assemblée nationale le 24 septembre), l’UBM a fait le choix d’inviter une « philosophe » aux positions réactionnaires, transphobes et homophobes (elle ne s’en cache pas : « Ça ne me gêne pas [de passer pour conservatrice ou réactionnaire] »). En effet, en plein débat sur le PACS en 1998, celle-ci déclarait que « l’humanité est naturellement “hétérosexuelle” ». (Politique des sexes)

Dans un entretien donné au Figaro, en 2014 elle allait jusqu’à comparer la situation des
personnes LGBTI+, à celle des mineurs ne pouvant jouir du droit de vote en raison de leur âge, affirmant que « le principe général d’égalité ne s’applique pas strictement à certains droits, lorsque des différences naturelles ou sociales justifient des distinctions ». Le genre et l’orientation sexuelle des personnes seraient donc des justifications valables pour leur dénier l’exercice de certains droits dont jouissent les autres citoyens, rejetant par là même la notion d’égalité.

Masquant à peine son homophobie, elle affirmait cet été dans Le Point que “ni le célibat
ni l’homosexualité ne troublent les fonctions reproductives des individus et un couple de deux femmes (ou de deux hommes) ne sont pas, a priori, concernés par l’infertilité”. On ne l’entend bizarrement pas parler de cette infertilité “sociale” lorsqu’il s’agit de couples hétérosexuels cisgenres, sans parler de l’oubli – ou de l’ignorance totale – des autres genres. Pourtant, dans la plupart des couples hétérosexuels cisgenres ayant recours à la PMA, seule une des personnes est infertile et pourrait de facto arriver à avoir des enfants avec quelqu’un d’autre que son ou sa partenaire.

Nous appelons donc l’UBM à prendre ses responsabilités : dans un contexte
d’homophobie et de transphobie décomplexées (médias, manifestations anti-PMA, agressions, refus de la PMA aux personnes transgenres,…), il est dangereux et inconscient que l’Université offre une tribune à une personne aux discours dignes de la Manif Pour Tous. Nous appelons les étudiant-e-s à se mobiliser contre la venue de cette conférencière au sein de leur lieu d’étude et mettrons tout en oeuvre afin que cette conférence n’ait pas lieu.

Nous co-signons ce communiqué avec le GRRR, Riposte trans, Mauvais Genre-s et WakeUp !

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LGBTI-phobies Université Bordeaux Montaigne (B3)

L’UNIVERSITÉ BORDEAUX MONTAIGNE EMPÊCHE LES ÉTUDIANT-E-S TRANS D’ÉTUDIER

Nous, Solidaires Étudiant-e-s Bordeaux, dénonçons la transphobie de l’Université Bordeaux Montaigne. En effet, cela fait plus de deux ans que l’UBM refuse de mettre en place une procédure qui permettrait aux étudiant-e-s trans d’utiliser leur vrai prénom. Depuis la rentrée, des étudiant-e-s cherchent à changer leur prénom afin de faire figurer leur prénom d’usage au moins sur les listes d’appel. Nous avons eu de nombreux retours d’étudiant-e-s n’ayant pas réussi à faire figurer leur vrai prénom sur les listes d’appels ou la carte étudiante. Nous avons également dans le syndicat le cas d’un étudiant qui n’a pas pu faire changer son prénom malgré un mail, de nombreuses visites à la scolarité, et une visite à l’infirmerie prétendument chargée de la « procédure », et la promesse à chaque fois d’une réponse rapide. La procédure, qui nous a pourtant été présentée comme compliquée voire impossible, a pourtant déjà été mise en place à Rennes 2, à l’université Toulouse Jean Jaurès, à Nanterre, à l’IEP Paris, à Paris 1, et à l’université de Tours.
Nous tenons à insister sur la dangerosité de cette attitude. En effet, selon une étude américaine, un-e étudiant-e trans sur six est contraint-e d’arrêter ses études à cause de la transphobie. Utiliser un prénom qui n’est pas en accord avec le genre de la personne provoque également un fort mal être, et peut conduire à des agressions verbales ou physique de la part d’autres personnes.
Nous considérons en cela l’attitude de l’Université Bordeaux Montaigne transphobe et dangereuse. Face à ces comportements, nous exigeons :
– Le respect du prénom d’usage pour le bien-être et la sécurité des concerné-e-s.
– Une procédure de changement simple et RÉELLE, et le changement de prénom à l’Université de toutes les personnes trans l’ayant demandé, sans justificatif autre que la simple volonté de l’étudiant-e souhaitant changer son prénom.
– La mise en place d’une cellule de veille contre la transphobie ou le renforcement de celle existante.
– Une formation aux enjeux trans pour le personnel de l’Université que nous sommes prêt-e-s à dispenser.

Dans l’attente de la satisfaction de nos revendications,
Syndicalement
Solidaires Etudiant-e-s Bordeaux

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Antisexisme SciencesPo

L’ « alter-féminisme » de Thérèse Hargot s’invite à l’IEP : les habits neufs de la morale catholique et patriarcale

Invitée par l’association Saint Thomas More, Thérèse Hargot, « sexologue et philosophe », tiendra une conférence le 15 mars prochain à Sciences Po Bordeaux.  Vedette du magazine Famille Chrétienne, habituée des rassemblements d’été anti mariage-gay de la Manif pour Tous, et intervenant auprès des jeunes dans le collège catholique parisien Saint-Stanislas, Thérèse Hargot, jeune et dynamique, expose ses idées à coups de TedxTalks et de vidéos YouTube.  

« Être homosexuel, ça ne veut rien dire » Dans une vidéo de propagande homophobe réalisée par le Vatican en 2014, Thérèse Hargot, pour qui « être homosexuel, ça ne veut rien dire », nous explique qu’il faudrait éviter les interrogations personnelles sur l’orientation sexuelle qui seraient le fruit d’une pression sociale. On se demande bien alors ce qu’il restera, une fois les interrogation personnelles mise sous le boisseau, à part la véritable norme sociale et pression familiale qui s’exerce, celle qui pousse à l’hétérosexualité. Si la reproduction biologique de l’espèce humaine est certes hétérosexuée, il est faux d’affirmer qu’il en découlerait une organisation sociale naturellement fondée sur le couple et la famille hétérosexuels : l’étude anthropologique des civilisations pré-capitalistes a montré que très peu d’entre elles ont exalté l’hétérosexualité sur le mode de l’amour et de la passion. L’hétérosexualité amoureuse n’apparaît de manière centrale dans les imaginaires sociaux (contes, histoires, publicité, discours, etc.) qu’à partir de la révolution industrielle, entretenant ainsi par une pression sociale les besoins démographiques. En plus de naturaliser la sexualité, Thérèse Hargot naturalise l’identité de genre, en affirmant que cette dernière serait déterminée par notre corps (« on est soit homme soit femme »), mettant ainsi de côté l’existence des personnes transgenre et intersexes. Tout cela paraît déjà assez inquiétant, mais il faut y regarder de plus près, car Thérèse Hargot se proclame – et ce sera le thème de la conférence – « alterféministe » : quel est donc le contenu cet « alterféminisme » ? « 

Hypersexusalisation, et désir sexuel. Thérèse Hargot pointe un problème réel : l’hypersexualisation des jeunes adolescent-e-s et la pornographisation des imaginaires sexuels. Pour elle, la pornographie aurait remplacé la religion en tant qu’institution prescriptrice des comportements sexuels, générant une véritable injonction à la performance sexuelle et transformant les rapports sexuels en rapports de consommation. La pornographie machiste a certes un impact non négligeable sur le pratiques sexuelles, mais elle ne fait qu’accentuer le sexisme présent dans la société, elle n’en est pas la cause. L’analyse est ici aussi superficielle que celle qui explique les fusillades de masse dans les écoles américaines par l’addiction des jeunes aux jeux-videos, pour mieux cacher les conséquences psychosociales d’un système en crise qui brise les solidarités et ne fournit aucune perspective d’avenir. L’hypersexualisation et la marchandisation du corps des femmes dans les imaginaires ne disparaîtra pas avec la suppression légale de la pornographie, mais par les luttes massives des femmes qui doivent porter ces problématiques dans un rapport de force politique avec les défenseurs-ses du système patriarcal et capitaliste qui les oppriment et les exploitent chaque jour au foyer, dans la rue, et dans les entreprises. C’est bien de cela dont Thérèse Hargot a peur, elle qui accuse les mouvements féministes de tous les maux. La vague féministe de libération sexuelle des années 1960 a permis une relative amélioration du partage des tâches domestiques, et que la sexualité des femmes se déploie en dehors du mariage. Pour Thérèse Hargot, cela serait la cause d’un déclin de l’ « amour, qu’on a oublié depuis 50 ans, au profit du désir » : les femmes seraient devenues trop infidèles du fait que les maris auraient été « dévirilisés », rendus trop ridicules et indésirables car trop impliqués dans tous les aspects de la vie de famille et domestique… Car, selon elle, les femmes « ne se tapent pas des gentils petits maris qui changent les couches de leur bébé, qui passent l’aspirateur à cinq heures de l’après-midi, qui vont au marché et disent “chérie, je vais acheter des légumes pour nous cuisiner des bons petits repas” […] On n’a jamais vu jusqu’à présent dans l’espèce humaine des femmes être émoustillées par des hommes qui sont pères au foyer. Ça marche pas comme ça. Le désir, ça ne marche pas de cette manière-là ». Quel est donc le secret de Thérèse Hargot qui  » vit sa liberté, et qui vit à plein sa vocation« , sans émasculer son mari ? Qui change les couches à la maison ? Qui va chercher les enfants à l’école ? Peut-être bien une nounou à 2000€ par mois…  Allons-donc demander à cette nounou, qui, asservie par le travail domestique et les travaux précaires comme des millions de femmes sur cette planète , si elle n’aimerait pas que son partenaire se « dévirilise » un peu pour lui faciliter la tâche !          Contraception etméthodes naturelles. L’argumentation de Thérèse Hargot est subtile, car elle se sert des lacunes du féminisme de la première vague (càd celui des années 1960-1970) pour diffuser une éthique sexuelle et amoureuse conservatrice et réactionnaire. Par exemple, il est vrai que l’accès à la pillule et le droit à l’avortement ont été transformés en instruments de contrôle de la maternité dans le tournant néolibéral des années 1980, lorsque les interruptions de carrières étaient de moins en moins tolérées. De même, la contraception féminine a eu pour effet pervers de déresponsabiliser les hommes, et de mettre la pression sur les femmes seules quant à la question de la contraception. La pilule féminine a été un vrai outil de la libération des femmes, bien que très imparfait, avec des effets secondaires lourds qui ont été négligés. Mais Thérèse Hargot s’empare de ces problèmes pour affirmer que la pillule serait « l’un des plus grands scandales du XXe siècle« , et pour donner un sacré coup de jeune aux vieux discours de l’Église sur le sujet : la solution ne serait pas le préservatif masculin, ou autre forme de contraception plus légère et plus égalitaire,  …mais la contraception naturelle (par exemple l’observation des cycles menstruels, et l’abstinence hors-mariage). Contre les maladies sexuellement transmissibles (MST), pas de secret, l’abstinence et  fidélité ! Or, l’une des raisons pour lesquelles les MST se répandent aujourd’hui, c’est que les gens négligent de plus en plus le préservatif…       L’arrière-boutique de l' »alterféminisme ». Thérèse Hargot est en quelque sorte la partie émergée de l’iceberg alterféministe, qui est en réalité un courant intellectuel de droite dure et confusionniste gravitant autour de la revue Limite, et porté par Eugénie Bastié et Marianne Durano, autrices du Manifeste du féminisme intégral. Né du mouvement des Veilleurs contre le mariage gay, ce « féminisme » qui trouve son public dans la communauté catholique développe un discours antilibéral et technocritique : selon Marianne Durano « Ce n’est plus le foyer qui aliène les femmes aujourd’hui, c’est un dispositif techno-capitaliste qui les étouffe ». Elles pointent à juste titre le fait que l’entrée des femmes sur le marché du travail ne les a pas émancipées, mais elles le font justement pour mieux les faire rentrer au foyer. L’alterféminisme cherche en effet à revaloriser l’idéal de la femme au foyer, son rôle de mère et d’éducatrice. Passionnée de Moyen-Age, Eugénie Bastié regrette d’ailleurs cette époque bénie où « la femme était mise en avant dans sa dimension maternelle ». Bref, le message est clair, comme disait le Kaiser allemand Guillaume II avec son triple K : « Kinder, Küche, Kirche ! »  (« Enfant, Cuisine, Eglise ! »).

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Campus Victoire Réformes universitaires Sélection Université Bordeaux Montaigne (B3) Université de Bordeaux

Le Plan Etudiant à l’Université : Réunion d’information publique le 23 novembre à la Victoire!

Cet article provient du tract/article à destination des lycéens proposé par l’association OSB IV de Bordeaux sur le Plan etudiant également appelé Plan Vidal.

Plan étudiant ou guet-apens ?

Ça y est, APB, c’est fini. Ça y est, APB va être remplacé. Mais remplacé par quoi ? Par la mise en en place de la SÉLECTION A L’ENTRÉE DE L’UNIVERSITÉ ! Petite démonstration à l’aide d’extraits du projet de loi à venir…

Depuis plus de 50 ans, les gouvernements successifs veulent instaurer cette sélection, et ont toujours échoué face aux contestations massives. Alors pourquoi réessayer aujourd’hui ? Macron profite de la faillite programmée d’APB et des 6000 étudiant.e.s laissé.e.s sur le carreau pour justifier une mesure qui n’aurait jamais été acceptée en d’autres temps.

1/ La sélection est évitable ! Ou leçon n°1 : « Qui veut noyer son chien, l’accuse de la rage »

Du fait de la croissance démographique, le nombre d’étudiant.e.s augmente chaque année (+120 000 depuis 2012). Comme tout le monde le sait, les facs sont surchargées, de plus en plus de filières sont dites « en tension ».
Cette évolution démographique ne tombe pas du ciel, ce n’est pas une surprise : elle était prévisible et attendue. Pour y faire face, l’Etat aurait pu et aurait dû investir dans l’enseignement supérieur en ouvrant davantage de postes d’enseignant.e.s, en recrutant davantage de personnels techniques et administratifs et en investissant dans les structures d’accueil des étudiant·e·s. Cette solution n’a pas été retenue par nos politiciens. Ils ont préféré laisser la situation pourrir pour pouvoir présenter la sélection comme la solution miracle aux maux dont souffrirait l’Université. Une vieille stratégie qui a déjà fait ses preuves maintes fois : « Qui veut noyer son chien, l’accuse de la rage ! »
Le gouvernement supprime l’Impôt sur la Fortune (3,2 milliards en moins dans le budget de l’Etat) et laisse faire la fraude fiscale qui coûte chaque année plus de 80 milliards à l’Etat (soit trois fois le budget de l’enseignement supérieur et de la recherche !), plutôt que de mettre les moyens dans l’Université.

2/La sélection sera masquée derrière les « attendus » ! Ou leçon n°2 : « avancer masqué »

« Si pour des raisons de capacités d’accueil, l’université ne peut admettre tous les candidats, la priorité sera donnée à ceux dont le parcours, la motivation et le projet sont les plus cohérents avec la formation choisie. » Pour ceux qui en doutaient encore, cela s’appelle de la sélection pure et simple.

Afin de vous sélectionner, l’université aura recours à des « attendus » :

« Les attendus sont les connaissances et les aptitudes qui sont nécessaires à un lycéen lorsqu’il entre dans l’enseignement supérieur. Ils prennent en compte à la fois les bulletins trimestriels de la première et de la terminale (1er et 2nd trimestres) et les résultats aux épreuves anticipées du baccalauréat, mais ils reposent aussi largement sur la motivation : certaines formations pourront par exemple demander une lettre de motivation, la présentation d’un projet personnel ou associatif, la mise en valeur d’un projet professionnel ou encore de suivre certains MOOC (Cours en ligne). »

Autrement dit : « Bravo pour pour ton bac que tu as eu ou que tu auras peut-être, mais on ne lui reconnaît aucune valeur ! » On préfère se fier à ton prof de maths (qui ne t’apprécie pas trop et qui t’as saqué sur ton bulletin). En plus, la petite baisse de ta moyenne d’histoire au premier trimestre (peu importe les motifs) nous inquiète. Ou peut-être encore que tu viens de ce lycée qui a une mauvaise réputation. Inutile de dire que si tu as fait S, ça va être compliqué de changer d’avis et de faire une faire une fac de droit, de même si tu as fait un bac techno ou un bac pro. Cette sélection par les notes est d’autant plus absurde que tous les profs sont loin de noter de la même façon, tout le monde sait bien que les notes varient beaucoup selon les correcteurs.

Tu n’as pas le droit de revenir sur tes choix !

Outre tes résultats et ta filière c’est ta « motivation » que l’on va regarder. En réalité c’est un véritable CV que l’on te demande de constituer. Dans ce contexte, avoir des darons friqués et/ou avec du réseau donnera un sacré avantage pour garnir son CV d’expériences enrichissantes : voyages à l’étranger, stages en entreprise, etc.

Derrière la sélection à l’université se cache une véritable sélection sociale !

3/ La sélection, on connaît déjà ! Ou leçon n°3 : « c’est pas aux vieux singes qu’on apprend à faire des grimaces »

Ce merveilleux processus a déjà fait ses preuves lorsque que la sélection à l’entrée du Master 1 a été mise en place l’an passé. Là aussi, la contrepartie était un soi-disant droit à la poursuite d’études. Pour quel résultat ? Des milliers d’étudiant.e.s ont été jeté.e.s hors de leur fac où ils avaient commencé leurs études. Certain.e.s ont dû s’exiler et trouver un master dans une autre fac. Pour d’autres, direction le marché de l’emploi : chômage, RSA et boulots de merde !

4/ La sélection renforce les inégalités ! Ou leçon n°4 : « sélection partout, justice sociale nulle part »

L’objectif est clair : réserver la fac aux élites, exclure les classes moyennes et populaires des facs, fermer les yeux sur les problèmes flagrants d’inégalités et de déterminisme social, et surtout, surtout, ancrer une bonne fois pour toute la hiérarchisation, la sélection et la compétition dans l’enseignement supérieur. Le droit de poursuivre ses études se transforme ainsi en confrontation sociale explicite.

5/La sélection permettra un plus grand contrôle social ! Ou leçon n°5 : « la carotte et le bâton »

Désormais, les profs de terminale et les proviseurs pèseront de tout leur poids sur les vœux des élèves d’intégrer telle ou telle filière à la fac, voire même sur la possibilité d’intégrer la fac tout court. Tu te tiens à carreau, parce que sinon tu sais que t’auras pas ta recommandation pour l’université. On te laisse imaginer ce qu’il se passera quand on te chopera en train d’organiser un blocus sur ton lycée pour défendre tes droits ! Le contrôle social se renforce: les quelques coins de tranquillité, en termes de thunes et de temps, qu’il restait dans le système scolaire français, où on pouvait encore se planquer bien au chaud pour réfléchir, foutre le bordel, s’organiser et s’aimer, sont éradiqués.

Il faut museler les espaces où la contestation peut naître, là où la répression financière et sociale a encore du mal à s’abattre contre ceux qui sortent du rang.

La logique aride du contrôle permanent progresse, étend son emprise, sur les chômeurs comme sur les lycéens.

6/ La sélection, on vous en donne les grandes lignes. Ou leçon n°6 : « laisser mijoter »

Janvier 2018 : Pour l’instant tout va presque bien !

« Ouverture de la plateforme d’affectation pour l’inscription des futurs étudiants et la saisie de leurs vœux ». (10 vœux max, non hiérarchisés)

Mars : Le flicage commence !

« Clôture des vœux sur la plateforme d’affectation
Le conseil de classe du deuxième trimestre examine les vœux des lycéens
Le chef d’établissement émet un avis pour chaque vœu et transmet les « fiches Avenir » aux différents établissements d’enseignement supérieur qui offrent les formations demandées »

Mai-Septembre : « Phase de réception et d’acception des propositions. » La sélection bat son plein ! Vous allez être trié.e.s sur la base des « attendus » de chaque fac.

Trois types de réponse peuvent vous être donnés :

– « OUI » : Bravo à toi, tu es passé.e entre les mailles du filet. Mais qu’en est-il de tes potes ?
– « OUI SI » : Les facs « auront désormais la possibilité de conditionner l’inscription à l’acceptation d’un parcours pédagogique spécifique dans le cas où elles estiment que le bachelier n’a pas les attendus requis » Bon, on veut bien de toi, mais comme on considère que tu es à moitié con.ne et mauvais.e, tu vas en chier. Tu vas devoir te taper une année supplémentaire à galérer, à payer tes études pour un diplôme qui n’aura pas plus de valeur.
– « EN ATTENTE » Autant te dire que tu vas rester « en attente » pour un bon moment (le même genre d’attente que quand tu cherches à joindre ton « conseiller client free »), car il n’y aura pas de place pour accueillir tout le monde. Et ça, tes profs, ton proviseur, l’administration, la fac, le recteur, le gouvernement, le savent, mais font juste semblant de ne pas être au courant.

Juillet-Septembre : Sauve-qui-peut !

« Des commissions rectorales d’accès au supérieur se réunissent chaque semaine pour proposer des affectations aux candidats qui n’ont obtenu aucun de leurs vœux. » Après avoir été recalé.e de tous tes vœux, te voilà au mois de juillet comme une merde à attendre qu’une commission décide de ton avenir à ta place et t’envoie dans une fac qui voudra bien t’accueillir… Vous les sentez venir les formations poubelles ? Donc oui, ce ne sera certainement ni dans la ville, ni dans le domaine où tu voulais étudier, car à moins d’avoir une baguette magique, le recteur ne fera apparaître aucune place supplémentaire.

Septembre : On compte les morts !

« Fin de l’affectation, inscription pédagogique de tous les étudiants » SAUF de ceux qui seront abandonnés au bord du chemin !
Mais admettons, ô miracle, que tu sois finalement affecté.e en septembre, quelques jours avant la rentrée universitaire, tu devras alors trouver un logement… mais pas de bol, des logements il n’y en aura plus, dès juillet il n’y en a plus. Eh oui : premier arrivé, premier servi.

ALORS QUE FAIRE ?

7/ La prochaine leçon : « qui sème le vent, récolte la tempête »

S’informer, s’organiser,  se mobiliser contre cette réforme!
Réunion publique contre le plan étudiant le 23 novembre à 18h30 place de la Victoire!!

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Armée SciencesPo

En finir avec l’industrie de l’armement à l’IEP (pétition)

Du nouveau à Sciences Po Bordeaux!   On vous a déjà parlé de Dassault, Thalès et Safran à l’IEP…. cette année on revient à la charge! Pendant la semaine du 20 au 24 novembre 2017, Solidaires étudiant-e-s, en partenariat avec la France Insoumise Sciences Po Bordeaux, fait circuler une pétition pour faire fermer la chaire Défense et Aérospatial. Cette pétition sera déposée au conseil d’administration le 24 novembre. Même si l’administration nous rie au nez, on ne peut nier que de nombreux étudiant-e-s ainsi que certains profs ont soutenu-e-s notre démarche, que nous essayerons de défendre le mieux que possible au CA.  

Le texte de la pétition :   « Depuis la rentrée universitaire 2014, les groupes industriels de l’armement Dassault Aviation, Safran et Thales contribuent au financement de l’Institut d’Etudes Politiques de Bordeaux. Ces trois groupes forment la « Team Rafale » qui organise la chaire Défense & Aerospatial. Ce partenariat a été renouvelé fin septembre 2017, mais l’enquête des Paradise Papers a récemment révélé la complicité du groupe Dassault Aviation dans un montage financier de fraude fiscale à la TVA sur l’île de Man. Nous pensons que cela est déjà une raison suffisante pour remettre en cause ce renouvellement. Par ailleurs, nous pensons que l’IEP, l’Enseignement supérieur et la recherche devraient être totalement indépendants de l’industrie de l’armement et de l’influence des grosses entreprises privées. Nous demandons l’introduction d’une clause civile qui acte un engagement de séparation entre la recherche civile et la recherche militaire, sur le modèle allemand des Zivilklausel (universités de Brême, Berlin, Oldenburg, Dortmund et Tübingen). La France est le troisième pays exportateur d’armement, avec 5,2 milliards d’euros de livraisons en 2017. Et lorsque l’on apprend que l’avion de chasse Rafale (Dassault, Safran et Thales participent à sa fabrication) a été vendu entre autres au régime du dictateur égyptien Abdel Fatah Al-Sissi et à l’émirat du Qatar, on comprend que l’indépendance vis-à-vis des grandes entreprises capitalistes et des dictatures militaires et théocratiques est gravement remise en cause. Nous ne souhaitons pas que notre IEP soit lié à ce commerce et à une entreprise qui fuit ses responsabilités fiscales. »